Home Dossiers Boîte de vitesses automatique : facilité, souplesse et agrément !

Boîte de vitesses automatique : facilité, souplesse et agrément !

Comme toutes les technologies, celles utilisées pour la conception des boîtes de vitesses automatiques évoluent sans cesse, pour tendre vers plus d’efficacité, d’agrément et de fiabilité. Ce type de transmission séduit de plus en plus d’utilisateurs, ce qui nous a donné l’idée de vous proposer un tour d’horizon de ce que proposent les différents constructeurs, afin que vous puissiez faire votre choix en toute transparence.

Un peu d’histoire

Si la tendance actuelle tend à mettre en avant la boîte de vitesses automatique, sachez qu’elle existe tout de même depuis 1925 et qu’on la doit à un inventeur Français, M. Gaston Fleischel, qui a équipé une Citroën B14. Il faudra attendre 10 ans de plus, c’est-à-dire 1935, pour qu’un autre inventeur Français, Adolphe Kégresse, équipe pour la première fois une auto d’une boîte de vitesse à double embrayage, qui restera finalement dans les cartons jusque dans les années 1980, ou elle utilisée par Porsche et ensuite Audi. Tout cela pour vous dire qu’au fil des décennies, la boîte de vitesses automatique a connu de nombreuses évolutions et que sous ce terme, se cache finalement des techniques et des versions bien différentes.

La boîte de vitesse automatique à convertisseur de couple

Il s’agit là de la technologie originelle de la boîte de vitesses automatique, qui comme l’indique son nom, fait appel à un convertisseur de couple qui remplace l’embrayage à disque que l’on trouve sur les boîtes manuelles. Ce convertisseur de couple fonctionne avec une huile hydraulique et il se place entre le moteur et la boîte de vitesses, cette dernière se composant d’engrenages spécifiques (épicycloïdal). Le rôle de ce convertisseur de couple est donc de transmettre la puissance du moteur (couple) vers la boîte de vitesse par l’intermédiaire d’un mécanisme baigné dans un fluide, ici de l’huile hydraulique. L’utilisation de l’huile hydraulique autorise le patinage ce qui permet au moteur de ne pas caler quand il est à l’arrêt. C’est l’électronique qui se charge alors du passage des rapports, en fonction de différents paramètres comme le régime moteur ou la pression sur l’accélérateur. Sachez que désormais, un embrayage dit de « pontage » est ajouté au système, afin de limiter au maximum le patinage, ce qui permet un gain substantiel de consommation. Aujourd’hui, ces boîtes de vitesses proposent entre 6 et 10 rapports selon les constructeurs et permettent toutes de reprendre la main par une fonction séquentielle, surtout utile pour récupérer du frein moteur, quasi absent sur une boîte de ce type. Enfin, l’utilisation de ces boîtes est souvent associée à différentes modes de gestions, privilégiant soit le gain de consommation, soit la performance. Ces boîtes avec convertisseur de couple ont l’avantage d’être d’une robustesse à toute épreuve et ne requièrent aucun entretien, si ce n’est une vidange tous les 60 à 80 000 km. Elles sont également d’une extrême douceur à l’usage, avec des changements de rapports souple et l’absence d’à-coups, même au démarrage. En contrepartie, le frein moteur est très peu présent et les changements de rapports peuvent être jugés trop lents par les amateurs de conduite dynamique.

C’est ce type de boîte que l’on trouve sur le Fiat Ducato depuis début2019, avec la version « 9Speed », qui comme l’indique son nom, propose 9 rapports. Elle propose un mode « manuel », très utile pour bénéficier d’un peu de frein moteur en descente et intègre 3 modes de fonctionnement : Eco, Normal et Power, jouant sur le moment des passages de rapports et sur la puissance du. Sur la grille tarifaire Fiat, le surcoût de cette boîte « 9speed » est de 3 000 €. C’est également ce type de boîte que l’on trouve chez Ford, sur les Transit et Transit Custom ainsi que chez Mercedes sur les Sprinter, Vito et Marco Polo.

La boîte de vitesse à double embrayage

Il s’agit là d’une technologie complètement différente de la boite à convertisseur de couple et pour être réellement précis, il faut parler de boîte robotisée à double embrayage.Sur le principe, ce type de boîte a un fonctionnement identique à celui d’une boîte de vitesses manuelle, c’est-à-dire qu’elle comprend un embrayage classique à disque, à la différence près que ce sont des « robots » qui remplacent votre pied (pédale d’embrayage) et votre main (levier de changement de vitesses). Comme vous vous en doutez, les choses sont en fait plus complexes que cela, surtout pour ces modèles à double embrayage. Le principe de base de cette boîte est d’être construit autour de deux ½ boîte de vitesses, une pour les rapports pairs, une pour les rapports impairs, ces deux ½ boites étant reliées au moteur par un embrayage composé de deux disques, un pour chaque ½ boîte. Le dispositif est complété par un mécanisme, géré électroniquement, qui actionne l’embrayage automatiquement comme vous le feriez avec votre pied gauche, un autre dispositif se chargeant de changer les rapports, tout cela en fonction de nombreux paramètres (vitesse, accélération, régime moteur…). L’intérêt de ces deux ½ boîte réside dans le fait qu’elles permettent de « pré engager » le rapport supérieur ou inférieur, ce qui permet des passages quasi instantanés de l’ordre de quelques millièmes de secondes. Résultat, il n’y a plus de rupture de couple lors des passages de vitesses, ce qui est bénéfique pour les performance et l’agrément de conduite. Notez que pour les véhicules les plus lourds et/ou puissants, comme les vans et fourgons, ces boîtes embarquent un système d’embrayage à bain d’huile, gage d’une grande fiabilité et d’une forte résistance à l’usure. Elles permettent aussi de reprendre la main par un mode séquentiel (utile pour retrouver un minimum de frein moteur) et peuvent être associées à différents modes de gestion, privilégiant soit l’économie de carburant, soit la performance.

La boîte la plus emblématique de cette catégorie est lacélèbre DSG7 de Volkswagen, que l’on trouve sur les Transporter et Crafter et donc sur les California et Grand California. Il faut compter environ 2 200€ de surcoût pour ce type de boîte. C’est ce même système qui est utilisé chez Renault avec la nouvelle boîte EDC 6 qui équipe le Renault Trafic, avec un surcoût similaire à celui relevé chez Volkswagen.

La boîte de vitesse robotisée

D’un point de vue mécanique, cette boîte fonctionne en tous points comme une boîte de vitesse manuelle, à la seule différence près que c’est un système électrohydraulique, qui gère l’embrayage (embrayage/débrayage) et le changement de vitesse au lieu de votre pied et de votre main. C’est exactement le même système que pour la boîte à double embrayage, sauf que dans ce cas, il n’y a qu’une seule boîte et que l’embrayage mécanique ne comprend qu’un seul disque. Le passage des rapports s’effectue en fonction de la vitesse, du régime moteur et de la pression sur l’accélérateur. Cette boîte offre également un mode séquentiel, qui permet de monter ou descendre les rapports par une simple pression sur le levier. Cette boîte n’entraîne pas de surconsommation, puisqu’il s’agit en fait d’une boîte « classique » simplement robotisée et elle est plus légère qu’un modèle à double embrayage. Le revers de la médiale est une réactivité qui laisse à désirer et des passages de rapports qui peuvent s’avérer assez lents.
C’est ce type de boîte qui équipait les Fiat Ducato produit avant 2019.

Conclusion

Les boîtes de vitesses automatiques, quels que soient les systèmes utilisés, ont aujourd’hui atteint un niveau de performance élevé associé à un excellent agrément de conduite. Le tout, sans surconsommation ou presque comme cela pouvait être le cas il y a une dizaine d’années. Ce n’est donc pas un hasard si vous êtes de plus en nombreuses et nombreux à opter pour ce mode de transmission, qui engendre certes un surcoût de 2 000 à 3 000 €, mais qui est contrebalancé par un entretien réduit, une plus grande longévité et surtout, un agrément de conduite supérieur. 


Van Magazine 29

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