Home Infos Pratique : tous nos conseils de conduite en van

Pratique : tous nos conseils de conduite en van

Par rapport au camping-car, le fourgon mise sur une facilité de conduite. Même s’il se prend en main (presque) aussi bien qu’une simple automobile, il est important de tenir compte de nombreux paramètres en cette période estivale. Quelles sont les précautions à prendre avant de tailler la route ? Comment anticiper les longs périples et s’assurer de payer le bon prix au péage ? Dans ce dossier, réalisé en partenariat avec la FFCC, vous trouverez toutes les informations pour partir l’esprit tranquille. 

Avant le départ en van

Le van est à la fois votre voiture et votre logement. Il faut donc anticiper son départ et procéder aux vérifications d’usage quelques jours avant. Si vous inspectez votre fourgon une heure avant de partir, cela représente un risque. Si vous devez changer une pièce, ou procéder à une réparation, vous serez contraint de différer votre départ. Comme n’importe quel véhicule, il faut d’abord contrôler les niveaux (huile, eau, liquide de frein, lave-glace) et rechercher une éventuelle trace de fuite. Ainsi, laissez tourner le moteur une vingtaine de minutes puis reculez le fourgon pour voir si le sol est taché. Toujours sous le capot, inspectez les Durits, resserrez le cas échéant les colliers qui les tiennent. Vérifiez l’état des essuie-glaces, du pare-brise et assurez-vous que toutes les ampoules fonctionnent. Si le véhicule est entretenu comme il se doit, les plaquettes et les disques sont en bon état. Mais l’inspection d’usage est fortement conseillée ! Avec une lampe, vérifiez l’état des Durits de freins, des soufflets de cardans, des rotules de direction… Il est aussi conseillé de partir avec une caisse à outils pour parer d’éventuels petits incidents. N’oubliez pas non plus d’emporter une boîte d’ampoules de rechange et quelques accessoires (prise électrique européenne pour le branchement au camping). Une fois passée cette étape « généraliste », contrôlez les serrures, traquez les fuites au niveau des portes, des lanterneaux et des baies vitrées. La méthode la plus simple consiste à mouiller intégralement le fourgon et à regarder si des suintements apparaissent. Si les fuites sont mineures, pas de panique ! À l’aide d’une cartouche de mastic siliconé, vous devriez rapidement réparer la chose. Examinez aussi le circuit d’eau, bloquez les colliers de serrage et de fixation. Pensez aussi à verser un produit de nettoyage et de désinfection dans les réservoirs d’eau propre et d’eaux usées. Ajoutez de l’eau, roulez quelques kilomètres avant de vidanger. Bannissez l’eau de javel qui peut altérer certains éléments de l’installation et donner lieu à de mauvaises odeurs. Préférez au contraire du vinaigre ! Autre point important, essayez dans la mesure du possible d’emmener une roue de secours. Si l’un de vos pneus éclate, en trouver un à l’étranger peut s’avérer compliqué, et vous faire perdre beaucoup de temps.

La gestion des eaux usées du van

Même si un van permet de stationner partout, il convient d’utiliser impérativement les équipements adéquats pour vider les eaux grises et noires. Les équipements spécifiques ne sont pas exclusivement dédiés aux camping-cars et ils s’inscrivent dans le réseau d’assainissement des eaux usées. Ces dernières contiennent de nombreux éléments polluants. Le « nettoyage » de ces eaux usées correspond donc à une logique de préservation des ressources afin de protéger de l’environnement. De son côté, le toilette peut être vidé dans des wc publics.

La conduite en van au cas par cas

Que ce soit sur les petites nationales, ou les axes rapides, le fourgon est à l’aise partout. Toutefois, il est important de rappeler certaines notions. Sur la route, le fourgon est bien évidemment soumis aux mêmes règles que tous les autres véhicules de moins de 3,5 tonnes. En clair, il n’y a pas de limitation de vitesse spécifique prévue par le Code de la Route. Néanmoins, il est nécessaire à l’approche des villages d’anticiper au maximum les manœuvres. Surtout pour les vans qui avoisinent les 7 mètres ! Ne vous enfoncez pas dans des ruelles étroites au risque de rester bloqué à un carrefour à angle droit. Pensez aux dimensions de votre fourgon. Dans les petites rues, il faut toujours avoir en mémoire la hauteur limite avant de s’engager sous un pont ou dans un tunnel. En montagne, il est impératif d’utiliser le frein à moteur. Les disques sont soumis à rude épreuve avec le chargement et la chaleur. Soulagez-les au maximum.

Prudence au volant

Bien conduire, c’est aussi être parfaitement assis. Le siège doit être suffisamment près du volant pour que vous ayez les bras légèrement fléchis. Vous devez également apercevoir la totalité de la route à travers le pare-brise. Sur l’autoroute, la monotonie peut vite s’installer. Il est important de proscrire tout médicament qui ferait somnoler et diminue les réflexes. Il ne faut pas hésiter à boire souvent de l’eau en petite quantité et prendre quelques fruits pour les en-cas. Cela donnera toute l’énergie à votre corps sans le fameux effet « coup de barre » qui survient à la digestion. Ne cherchez pas à battre des records de distance, partir en fourgon, c’est d’abord s’affranchir des contraintes et oublier la montre. Marquez des pauses régulièrement pour lutter contre les raideurs de la nuque, le picotement des yeux et le mal de dos. L’alcool doit être totalement banni, de même que les grands repas qui favorisent la somnolence. Et impossible de rectifier la chose en consommant du café et de la vitamine C. La vigilance est artificielle et la fatigue toujours présente. Si vous partez à plusieurs vans, évitez les gros convois. Le premier doit allouer la majorité de sa concentration pour savoir si les autres suivent et le dernier doit continuellement accélérer pour suivre le peloton. C’est un facteur de stress inutile. Enfin, pensez à faciliter le dépassement des véhicules qui suivent. Aussi, une application pour smartphone comme Zello vous permet de communiquer simultanément avec plusieurs véhicules très facilement.

La conduite écologique en van est-ce possible ?

Par respect pour l’environnement, ou tout simplement pour moins consommer, pensez conduite écologique ! Elle s’apprend très facilement et obéit à des règles de bon sens. Essayez toujours de rester entre 2000 tr /min et 2500 tr/min en engageant un rapport élevé. Il n’y a pas de secret, la consommation de carburant est tributaire et proportionnelle au régime moteur. Plus vous montez dans les tours, plus le véhicule a besoin de carburant. Roulez toujours à vitesse constante. Si vous freinez, cela veut dire que vous avez roulé trop vite avant, donc que du carburant a été consommé inutilement. En général, on doit laisser une zone tampon confortable égale à la longueur de quelques véhicules entre vous et l’auto qui vous précède. Le régulateur automatique de vitesse est une bonne solution pour se gendarmer, mais il permet aussi d’économiser du carburant et de réduire les émissions d’échappement. En parallèle, il faut aussi s’attacher à d’autres points souvent oubliés. Par exemple, la pression des pneus doit être mesurée régulièrement et se situer au maximum de la recommandation du constructeur. Un pneu moins gonflé est un pneu qui favorise la consommation. Le poids est bien évidemment un facteur sur lequel on peut jouer à condition de n’emmener que le nécessaire… plus facile à dire qu’à faire. Autre astuce, laissez tourner le moteur avant de partir. Cela peut paraitre étonnant, mais l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a remarqué qu’une voiture consomme environ 10 à 15 fois plus de carburant lors du 1er kilomètre qu’à chaud. Enfin, pour consommer moins, un état mécanique irréprochable est indispensable. Veillez à avoir des pneumatiques en parfait état, pensez à la vidange (tous les ans), au changement du filtre à huile, au filtre à carburant, au filtre à air…

Partir à l’étranger avec son van

Si vous quittez la France, sachez que le permis de conduire français est reconnu par convention dans tous les États membres de l’Union européenne. En dehors de l’Europe, il est préférable de demander un permis de conduire international. Pour cela, il faut déposer une demande à la préfecture de son domicile, se munir du permis de conduire français, de deux photos d’identité, d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile. En cas d’accident de la route en Europe, cela fonctionne comme en France. Le constat d’accident (ou « constat à l’amiable ») est standardisé pour tous les États membres, la langue n’a donc pas d’importance. Chaque conducteur doit le remplir et adresser un exemplaire à sa compagnie d’assurance dans un délai de 5 jours. Il est toutefois important de prendre contact avec son assureur pour les éventuelles questions d’assistance, la prise en charge des réparations, l’envoi de pièces détachées pour les réparations ou le rapatriement du fourgon et de ses occupants. Les coordonnées à partir de l’étranger sont indiquées sur la couverture du constat. Si vous avez un animal de compagnie, pensez à lui faire établir un passeport européen. C’est obligatoire, cela prouve que l’animal a été vacciné et cela permet de l’authentifier au moyen d’une puce électronique. Ce passeport est délivré uniquement par le vétérinaire. Le certificat de vaccination antirabique en cours de validité (plus de 30 jours et moins d’un an) est nécessaire dans tous les pays européens. Enfin, quand on quitte la France, il faut s’assurer d’avoir assez d’autonomie en matière de gaz. L’inconvénient avec les bouteilles de propane, c’est que cela devient vite compliqué quand on sort de France. Dans cette optique, Narbonne Accessoires vend un kit de raccords internationaux à 148€. D’autres préfèrent utiliser le GPL qui remplace la bouteille existante sans modifier l’installation (à condition d’être équipé d’un détendeur de 30mb). Malgré tout, le GPL est boudé dans certains pays (Finlande, Islande, Maroc). Dans tous les cas, il est préférable d’emmener une bouteille de propane par mesure de précaution.

Classe 1 ou 2 au péage ?

Au péage, chaque catégorie correspond à un prix. Trois critères permettent de définir la classe du véhicule : la hauteur totale, le poids total autorisé en charge (PTAC), le nombre d’essieux au sol. Pour le fourgon qui a généralement un PTAC de 3,5 tonnes, il rentre donc dans la catégorie 1 (simple automobile) ou 2. C’est ensuite la hauteur qui va trancher. Si le van fait 2 mètres au maximum, il est admissible en classe 1. Si toutefois il dépasse ce seuil, il passe alors en classe 2 (réservée aux véhicules entre 2 et 3 mètres, mais avec un PTAC maximal de 3,5 tonnes). Pour les fourgons qui sont à quelques millimètres des 2 mètres, il est assez courant d’observer des erreurs de classifications. Il faut donc penser à appeler le péager pour demander une rectification. Si vous vous rendez compte d’une erreur après coup, pas de problème. Il suffit de contacter la société qui gère le péage pour obtenir un remboursement.